Rome 2026

9 mars 2026

C’est la première journée de notre séjour. Notre voyage s’est déroulé sans encombres jusqu’à la Trinité des Monts, où nous sommes hébergés. Il faut monter les premières marches. Un rayon de soleil a éclairé notre pique-nique dans les jardins. Simplicité et fraternité de ce moment où les élèves font connaissance. Nous nous rendons ensuite sur la colline du Capitole. Un grand escalier et nous voici a Santa Maria Aracoeli pour un temps de prière. Quelques gouttes en sortant. Nous prenons le temps d’admirer la place du Capitole avant d’entrer dans les musées. Les élèves se rappellent leurs cours de latin devant les sculptures et monuments de la Rome antique. Nous retournons tranquillement au logement. A la messe, nous méditons sur la simplicité comme petite voie pour cheminer vers Dieu.

10 mars 2026

Ce deuxième jour du pèlerinage a été riche pour les yeux et le cœur. Une première halte permet aux élèves de découvrir la fontaine de Trevi, un des monuments emblématique de Rome. Puis, c’est le fameux Colisée. Nous prenons le temps d’évoquer son histoire et son architecture. Le Colisée permet aussi de faire mémoire des persécutions dont furent victimes les chrétiens dans les premiers temps du christianisme à Rome. Nous nous rendons à la prochaine étape en métro, puisqu’elle est hors de la muraille d’Aurélien qui enserre encore aujourd’hui Rome : c’est Saint-Paul-hors-les-Murs. C’est ici que Paul, l’apôtre des Nations païennes, est enterré. Les élèves sont impressionnés par l’intérieur vaste et solennel de la basilique, reconstruite après l’incendie de 1823. Prière devant le tombeau de Paul, pilier de l’Eglise avec Saint-Pierre. Nous pique-niquons dans les jardins situés à proximité. Puis c’est d’un pas rapide que nous nous rendons à la catacombe de Saint-Calixte. Attention, ces milliers de tombeaux sont des signes d’espérance car pour les chrétiens ce cimetière est un dortoir où les défunts attendent le jour de la Résurrection. Le père Samuel célèbre la messe. Il insiste sur le fait que les catacombes sombres, obscures pourraient symboliser notre cœur encombré par les questions que nous n’osons pas nous poser, les pensées que nous ne voulons ou ne souhaitons pas nous formuler, tout ce que nous voulons cacher à nous-mêmes, … Et puis quand nous sortons de l’obscurité des catacombes, nous sommes surpris par la vive lumière du soleil. Cette lumière pourrait symboliser la foi, qui vient désencombrer notre cœur. Croire, c’est donc d’abord mieux se connaître soi-même, avec ses forces et ses faiblesses. Après ce beau moment, nous regagnons notre hébergement.

11 mars 2026

Nous débutons cette journée par la basilique Saint-Pierre-Aux-Liens. C’est une vraie joie de pouvoir admirer le Moïse de Michel-Ange, qui est une des sculptures du tombeau du pape Jules ll. Puis, nous voici à l’église Saint-Clément, à l’atmosphère si sereine avec sa fontaine à l’eau murmurante au centre du cloître. La belle mosaïque de l’abside était masquée par des travaux. Heureusement, nous pouvons contempler les fresques de Masolino da Panicale sur la vie de sainte Catherine d’Alexandrie (1428-1430). Nous achevons notre matinée par le baptistère de Saint-Jean-de-Latran. Un beau moment d’explication de la foi chrétienne. Les fresques du baptistère permettent de découvrir la figure de l’empereur Constantin qui en 313 par l’édit de Milan accorda la liberté de culte aux chrétiens. Les cerfs de bronze évoquent le psaume 41, « comme un cerf altéré cherche l’eau vive « . Pique-nique dans les jardins du Latran, le long de la muraille d’Aurélien. Après les glaces et le café pour les professeurs, nous visitons la basilique Saint-Jean de Latran. Les élèves ont pour mission de retrouver le parasol en tissu qui est le symbole de son statut de basilique. Ils réussissent aussi à retrouver les cerfs qui dans la mosaïque de l’abside s’abreuvent aux flots d’eau vive. Après la basilique, nous traversons la minuscule et paisible colline de Celio. Nous faisons une halte à l’église Saint-Étienne-le-Rond, qui se distingue par son plan circulaire. C’est l’une des plus anciennes églises de Rome. Sur les murs 34 fresques du XVIème siècle évoquent les persécutions que subirent les premiers chrétiens. Encore aujourd’hui, au XXIème siècle, des chrétiens meurent pour avoir témoigné de leur foi. Nous achevons nos visites par l’église Saint-Georges en Vélabre qui abrite le tombeau du saint patron de notre collège. Nous prenons un temps de prière et de bénédiction de la bannière de l’établissement. Nous rentrons tranquillement à notre hébergement en croisant des tortues sur une fontaine !

12 mars 2026

Heureux sous la pluie ! Il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur car la pluie nous accompagne pendant toute cette journée, bouleversant notre programme. C’est finalement en métro que nous rejoignons la basilique Saint-Pierre. Petit clin d’œil de la Providence, le seul rayon de soleil de la journée éclaire la façade pendant notre longue, très longue, attente avant de franchir les contrôles de sécurité. Les élèves sont impressionnés par la taille de l’édifice et par les tombeaux des papes dans la crypte. Nous retournons au logement où l’on nous a gentiment accueilli pour prendre le pique-nique au sec et au chaud. L’après-midi, nous avons la joie de visiter l’un des plus beaux palais de Rome, le palais Farnèse, qui accueille l’ambassade de France à Rome. Face aux fresques d’Annibale Carrache, les élèves épatent leurs professeurs par leurs connaissances de la mythologie gréco-romaine. En sortant, toujours la pluie, plus forte que jamais. Nous rentrons sans tarder au logement. La journée se termine par un très beau moment avec la veillée de prière à l’église de la Trinité des Monts.

13 mars 2026

Pour notre dernier jour, le soleil brille sur la ville Eternelle. Après avoir fait les valises et défait les lits, nous nous mettons en route pour Sainte-Marie de la Victoire. C’est dans cette église que les élèves peuvent admirer un chef- d’œuvre du Bernin, L’extase de SainteThérèse d’Avila. Le sculpteur baroque a su rendre ce moment si particulier où l’âme de Thérèse est totalement abandonnée à Dieu. La sainte ne touche plus le sol. Son visage laisse deviner une émotion qui n’est pas de ce monde. Les drapés tourbillonnent et se creusent. Face à elle, un ange perce son cœur d’un trait de feu. Paradoxalement, ce qui se joue là est ce que nous ne voyons pas. Ce n’est ni le marbre, ni le bronze, ni la mise en scène qui sont importants, mais l’Amour de Dieu qui transforme et bouleverse les cœurs. L’art baroque est certes un art théâtral, mais c’est surtout un art profondément religieux. Il invite à voir au-delà du visible, à dépasser ce que perçoivent nos sens. Après ce beau moment, nous voici à la basilique Sainte-Marie-Majeure, une des plus anciennes églises consacrées à Marie en Occident. Elle abrite la relique de la mangeoire où Jésus a été couché la nuit de sa naissance. Est-ce que ces morceaux de bois ont vraiment touché le corps de Jésus ? Ce n’est pas là l’important, ils peuvent simplement nous aider à nous souvenir que Dieu s’est fait homme, prenant place dans le cours de notre histoire humaine. Sainte-Marie-Majeure abrite de nombreux autres trésors : superbes mosaïques, icone de la Vierge peinte par saint Luc et les tombeaux de huit papes, dont le dernier est François. Après cette matinée bien remplie, nous savourons de délicieuses pizzas dans un restaurant près de la basilique. La messe de clôture du pèlerinage est célébrée par le père Samuel dans la petite chapelle de la Mère Admirable (Mater Admirabilis) du couvent de la Trinité des Monts. Nous rendons grâce pour ce pèlerinage et chacun est invité à se poser cette question : qu’est-ce que Dieu veut pour moi ? Puis il faut récupérer les bagages et saluer une dernière fois les personnes de la maison d’accueil, qui ont reçu avec une grande gentillesse et une grande compréhension nos jeunes. Vivement le prochain pèlerinage à Rome !